La cigale et la fourmi, version bancaire.
Pour des raisons dont on ne fera pas ici le propos,
Il se trouve, que mon mari fut bel et bien à découvert,
Aux prémices de l’automne, en octobre : moins 800 Euros.
Trou qu’il s’employa, tel un veau bougre, à combler cet hiver.
Tout en subissant, chaque mois, quelques 100€ d’agios,
Ponctionnés sur son maigre salaire de 1100 Euros,
En janvier, nouvelle année, le pénitent conçut l’espoir,
A moins 300, bon élève, de s’écarter du tableau noir.
Bigre ! A peine remis, c’était sans escompter … les étrennes !
En ces temps de bise, voici qu’on lui retire … 200 Euros !
Tout juste le règlement, apprend-on des lois souveraines,
Qui verra son compte encore éclore de nouveaux agios.
De ce touchant exemple, que penser de ces Institutions,
Poursuivant seulement de fiduciaires Inquisitions
Auprès des nouveaux pauvres du labeur, de riche misère,
Elles, auxquelles nous devons confier, même un maigre salaire ?
On ne peut donc songer qu’à de viles courses commerciales,
Quant au but que la chère Institution Bancaire, s’est fixé,
Unissant drôlement quelques nababs de fières filiales
Au sort de millions de quidams, par le crédit étouffé.
Fonctionnaire (à bonne école !), mon compte est bien provisionné,
De ce certes, piètre capital, pourquoi n’en pas profiter
Pour créer « l’agio positif », ou y puiser au contraire,
Pour équilibrer ailleurs quelque finance lacunaire ?
Mais non .Trop heureuse, de réaliser son chiffre d’affaires …
De cette Banque, se livrant désormais au racket ouvert.
Auprès de millions d’assujettis des comptes prolétaires,…
Pour être bonne cliente, je n’ai droit qu’à … un découvert !
Formidables machines à pomper l’argent de notre argent,
Je souhaite simplement que le nouveau Gouvernement,
Au regard de la loi faisant que notre paye leur est dûe,
Place toutes ces agences bancaires en garde à vue !
Armichris










